- Une étude d’OpenAI révèle que ChatGPT Enterprise fait gagner en moyenne 40 à 60 minutes de travail par jour, avec des pics à 60-80 minutes pour les rôles techniques.
- L’adoption explose : les messages hebdomadaires ont été multipliés par 8 et les sièges par 9 en un an, atteignant 7 millions d’utilisateurs.
- 75% des 9 000 employés interrogés déclarent que l’IA améliore la rapidité ou la qualité de leur travail, confirmant un impact tangible sur la productivité.
- Les gains restent inégaux et modestes, un rapport du MIT estimant que l’IA peut déjà automatiser 12% de la main-d’œuvre américaine.
Une productivité boostée, mais pas pour tous
OpenAI a dévoilé le 8 décembre 2025 un rapport intitulé « État des lieux de l’IA en entreprise », offrant une vision chiffrée de l’impact de ChatGPT Enterprise. Basé sur des données anonymisées de plus de 7 millions d’utilisateurs et une enquête auprès de 9 000 employés dans 100 organisations, ce document confirme que l’outil génère des gains de temps significatifs.
En moyenne, les employés récupèrent entre 40 et 60 minutes par jour. Cette moyenne cache des écarts importants selon les métiers. Les data scientists, ingénieurs et professionnels de la communication sont les grands gagnants, avec des économies de temps estimées entre 60 et 80 minutes quotidiennes.
« Ces résultats indiquent que les gains de productivité se concrétisent déjà dans les fonctions essentielles des entreprises », a commenté Ronnie Chatterji, économiste en chef d’OpenAI. L’étude note que les utilisateurs les plus intensifs peuvent gagner plus de 10 heures par semaine.
L’adoption de ChatGPT en entreprise connaît une croissance vertigineuse. En un an, le nombre de messages hebdomadaires a été multiplié par 8 et le nombre de sièges (licences) par 9, pour atteindre 7 millions. L’usage de fonctionnalités avancées, comme les flux de travail structurés ou les GPTs personnalisés, a explosé, avec une multiplication par 19. L’utilisation des « tokens de raisonnement », une mesure de la complexité des tâches traitées, a même été multipliée par 320.
Les gains sont observés dans des domaines variés :
- Dépannage technique et support.
- Écriture et optimisation de code.
- Conception de campagnes marketing.
- Tâches administratives en ressources humaines et en finance.
Au total, 75% des personnes interrogées affirment que l’IA améliore soit la rapidité, soit la qualité de leur production. À l’échelle mondiale, ChatGPT compte désormais 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires.
Malgré ces chiffres impressionnants, le rapport d’OpenAI reste prudent. Il souligne que les gains, bien que réels, sont modestes et ne sont pas universels. Cette prudence rejoint les conclusions d’une étude du MIT, citée en contexte, qui estime que l’IA peut déjà automatiser près de 12% de la main-d’œuvre américaine totale, un chiffre qui souligne à la fois le potentiel et les limites actuelles de l’automatisation par l’IA.
Cette étude, basée sur des données d’usage réelles, fournit une des premières mesures quantitatives solides de l’impact de l’IA générative sur la productivité en entreprise. Elle valide l’adoption massive et son utilité concrète, tout en pointant les inégalités d’accès aux gains. Pour les décideurs, cela signifie que l’investissement dans l’IA commence à porter ses fruits, mais qu’il doit s’accompagner d’une stratégie de formation pour en maximiser les bénéfices et éviter un fossé entre les métiers. Dans un contexte de régulation croissante (comme l’AI Act européen), ces données alimentent le débat sur la transformation réelle du travail.
Le monde va à toute vitesse. Et si vous embauchiez une assistante personnelle IA ?
Découvrez Lisa, une assistante virtuelle intelligente qui gère vos emails, suit vos projets, se connecte à vos outils (agenda, documents, finances) et construit une mémoire persistante de ce qui compte pour vous. Chaque jour, elle transforme le flot d’informations en décisions claires, protège vos 6 dimensions d’équilibre de vie et automatise vos routines. Pour seulement 10 € par mois, vous pouvez l’embaucher dès maintenant.