- La productivité globale de JPMorgan a doublé, passant de 3% à 6%, grâce à l’IA.
- Les gains sont spectaculaires dans les opérations (+40 à 50%) et le codage (+9% chez Citi, +30-35% chez Wells Fargo).
- Ces gains se traduiront par une diminution nette des emplois, accélérant une automatisation en cours depuis des années.
- Les géants bancaires investissent des milliards (Bank of America) et gèlent les embauches (Goldman Sachs) pour maximiser le retour sur investissement de l’IA.
Le calcul froid des gains d’efficacité
Les dirigeants des plus grandes banques américaines ne font pas dans la nuance. Pour eux, l’intelligence artificielle est avant tout un levier de productivité brutal, dont la contrepartie sera mécaniquement une réduction des effectifs. Les chiffres avancés sont sans appel.
Chez JPMorgan Chase, Marianne Lake, co-directrice des activités de consommation et communautaires, a annoncé que la productivité de la banque avait doublé, passant de 3% à 6%, grâce aux déploiements d’IA. Mais c’est dans les métiers du back-office que l’impact est le plus spectaculaire : « La productivité des spécialistes des opérations devrait augmenter de 40 à 50 % », a-t-elle précisé.
Cette dynamique n’est pas isolée. Gonzalo Luchetti, responsable des opérations de transformation chez Citigroup, a noté une hausse de 9% de la productivité dans le codage grâce à l’IA générative. Wells Fargo rapporte des gains d’efficacité de 30 à 35% pour l’écriture de code au sein de ses équipes d’ingénieurs.
Un dirigeant bancaire résume la philosophie : « Nous sommes sur la voie de l’automatisation depuis des années, et l’IA pourrait bien être un accélérateur. »
Les conséquences sur l’emploi sont présentées comme une évidence mathématique. Marianne Lake l’a clairement formulé : cette augmentation de productivité « se traduit par une diminution nette des emplois ». Wells Fargo prévoit ainsi de nouvelles suppressions de postes, liées à un déploiement progressif de l’IA prévu pour 2026.
Les stratégies d’investissement vont dans le même sens. Bank of America prévoit d’injecter plusieurs milliards de dollars dans l’IA pour doper la productivité de ses banquiers. Goldman Sachs, quant à lui, mise sur son programme « OneGS 3.0 » pour automatiser des tâches allant des ventes aux rapports réglementaires, et a gelé ses embauches jusqu’en 2025.
L’IA ne se contente pas de remplacer, elle transforme aussi les services existants. Gonzalo Luchetti de Citigroup explique : « Non seulement nous pouvons augmenter le taux de libre-service… mais en plus, nous sommes capables d’assister en temps réel les appels », améliorant à la fois l’efficacité et l’expérience client.
Cette annonce collective des banques US marque un point de bascule. Elle officialise que les gains de productivité massifs permis par l’IA (jusqu’à +50%) se feront au prix de réductions d’effectifs, principalement dans les rôles opérationnels et techniques. Cela valide un modèle économique où l’investissement technologique se substitue partiellement à la masse salariale, une tendance qui va s’accélérer et impacter d’autres secteurs fortement procéduraux. Pour les entreprises, c’est un signal fort : l’IA n’est plus un projet pilote, mais un levier stratégique de compression des coûts et de transformation des métiers.
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