IA et souveraineté : les DSI d’ETI préparent la contre-attaque pour 2026

Les DSI d'ETI priorisent l'IA pour 2026 mais préparent une contre-offensive face à la dépendance aux éditeurs. Réinternalisation, gouvernance data et souveraineté logicielle sont leurs nouveaux leviers stratégiques.
À retenir
  • Les DSI d’ETI placent l’IA générative, l’agentique et le cloud en tête de leurs priorités stratégiques pour 2026.
  • La dépendance coûteuse aux éditeurs logiciels, notamment hors UE, pousse à envisager une réinternalisation des développements, aidée par l’IA.
  • La gouvernance des données devient l’axe central pour structurer les projets IA et maintenir la maîtrise d’ensemble face aux initiatives décentralisées des métiers.
  • Des stratégies concrètes émergent, comme l’intégration systématique d’un responsable IA dans les choix logiciels, pour reprendre le contrôle de la valeur.

Une feuille de route sous tension entre accélération IA et dépendance aux éditeurs

Pour les Directions des Systèmes d’Information des Entreprises de Taille Intermédiaire, l’année 2026 se dessine comme un tournant stratégique. Selon le Grand Théma DSI 2026 de CIO-online, trois enjeux dominent l’agenda : l’IA générative, l’IA agentique et le cloud. Mais cette course à l’innovation se heurte à une réalité économique pressante : l’explosion des coûts récurrents des logiciels et une dépendance jugée problématique envers les grands éditeurs, particulièrement ceux situés hors de l’Union européenne.

Cette tension pousse les ETI à explorer des voies de rupture. L’idée d’une réinternalisation possible de développements logiciels, facilitée par les capacités de l’IA, est désormais sur la table. Il s’agit d’un levier pour contester les politiques tarifaires des fournisseurs et regagner en souveraineté. Chez Thuasne, cette réflexion est déjà opérationnelle : le fabricant fait désormais intervenir son responsable de pôle IA pour chaque choix de logiciel, afin d’évaluer systématiquement la pertinence d’un développement interne.

Dans ce contexte, la donnée n’est plus un simple actif mais le socle de toute stratégie. « La valeur data et la gouvernance des données sont identifiées comme centrales pour structurer les initiatives IA au sein des SI », souligne l’analyse. Cette gouvernance devient la responsabilité incontournable de la DSI, alors que les expérimentations se multiplient dans les métiers.

Pascale Montrocher met en garde : « Dans l’IA, nombre d’expérimentations sont aujourd’hui à la main des métiers. Et c’est normal : ce sont eux qui connaissent leurs processus. En revanche, l’optimum global pour une entreprise n’est jamais la somme des optima locaux. Donc il est important que la DSI conserve la maîtrise de l’ensemble et la gouvernance, en particulier sur le sujet de data. »

L’IA agentique, perçue comme un vecteur de transformation des processus, oblige à repenser l’organisation, la productivité et l’adaptation des équipes. Pour Olivier Carré, évoquant la vision de la région Île-de-France, « L’idée de notre feuille de route est de réfléchir en profondeur à la transformation des processus ». Cette transformation nécessite également un alignement renforcé entre la DSI et la direction générale, comme le montre l’exemple de la région.

Avant tout déploiement, des précautions strictes sont recommandées. Les experts conseillent de vérifier scrupuleusement la qualité des données utilisées pour l’entraînement ou les tests, et d’instaurer des contrôles rigoureux avant l’intégration opérationnelle.

Le panorama 2026 pour les DSI d’ETI se résume ainsi à un équilibre complexe : accélérer l’adoption de l’IA tout en maîtrisant les coûts récurrents, défendre une forme de souveraineté logicielle, imposer une gouvernance data robuste et accompagner la décentralisation des usages. « L’IA va bouleverser les entreprises, mais tout particulièrement celles du logiciel », résume l’article, signalant un choc sectoriel à venir dont les DSI entendent bien ne pas être les spectateurs passifs.

Pourquoi c’est important

Cette analyse révèle un changement de posture stratégique chez les ETI, qui ne veulent plus subir la dynamique du marché du logiciel. Face à l’envolée des coûts et aux enjeux de souveraineté, elles explorent l’IA comme un levier pour reprendre le contrôle, que ce soit via la réinternalisation ou une gouvernance data renforcée. Cela annonce une reconfiguration des relations de pouvoir avec les grands éditeurs et place la maîtrise de la donnée au cœur de la compétitivité future.

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