- La Commission européenne enquête sur Google pour abus de position dominante dans le développement de son intelligence artificielle.
- Google est soupçonné d’utiliser les contenus d’éditeurs et de créateurs YouTube sans compensation, tout en interdisant l’accès à ses concurrents.
- L’enquête, annoncée le 9 décembre, fait suite à une plainte déposée en juillet par plusieurs organisations.
- Cette action s’inscrit dans une vague de contrôles de Bruxelles sur les pratiques des géants de la tech dans l’IA.
Une enquête sur les conditions d’entraînement des modèles
La Commission européenne a officiellement ouvert, mardi 9 décembre, une enquête antitrust contre Google. L’exécutif européen examine si le géant de la tech a enfreint les règles de concurrence en utilisant des contenus en ligne pour développer ses services d’intelligence artificielle.
Les soupçons portent sur deux pratiques distinctes mais liées. D’une part, Google est accusé d’utiliser les contenus de sites d’éditeurs et les vidéos de créateurs YouTube pour entraîner ses propres modèles d’IA, sans offrir d’option claire d’opposition ni de compensation financière.
D’autre part, l’enquête vise à vérifier si Google impose des conditions abusives en interdisant à ses concurrents d’utiliser ces mêmes contenus, notamment les vidéos YouTube, pour développer leurs propres intelligences artificielles.
« C’est pourquoi nous enquêtons afin de déterminer si Google a pu imposer des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu, tout en désavantageant les développeurs de modèles d’IA concurrents », a déclaré Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne.
Cette enquête fait suite à une plainte déposée en juillet par l’ONG Foxglove, l’Independent Publishers Alliance et le Movement for an Open Web. Ces organisations avaient saisi à la fois l’autorité britannique de la concurrence (CMA) et la Commission européenne.
Google a réagi en qualifiant la plainte de risquant « d’étouffer l’innovation dans un marché plus concurrentiel que jamais », selon un porte-parole cité par l’AFP.
Cette action contre Google survient une semaine après l’ouverture d’une enquête similaire sur Meta concernant l’intégration de chatbots IA dans WhatsApp. Teresa Ribera a rappelé le cadre éthique : « L’IA apporte des innovations remarquables… mais ce progrès ne saurait se faire au détriment des principes fondamentaux de nos sociétés. »
Cette enquête marque un tournant dans la régulation de l’IA en Europe. Elle pose une question centrale pour l’écosystème : qui possède les données qui nourrissent les modèles ? Pour les entreprises, elle définit le cadre légal du scraping et de l’utilisation des contenus en ligne. Pour le secteur de l’IA, elle pourrait redistribuer les cartes en obligeant les plateformes dominantes à ouvrir l’accès à leurs données d’entraînement, sous rémunération équitable des créateurs.
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